CAROLE B

Nouveaux timbres en circulation… à Limesy ! Carole B a peint trois portraits XXL de femmes qui font bouger les lignes :

Josephine Baker – « Liberté · Égalité · Fraternité »

Simone Veil – « Liberté · Légalité · Féminité »

Hedy Lamarr – « Liberté · Égalité · Inventivité »

Carole B reprend l’objet timbre – symbole de circulation des idées – pour réaffirmer des valeurs trop souvent résumées à un triptyque figé. Chaque mot manquant vient rappeler la contribution singulière de ces pionnières : droit des femmes, créativité scientifique, engagement solidaire.

La technique mêle pochoir pour les contours et sprays superposés, obtenant un rendu lisse rappelant la sérigraphie. Les élèves de CM1-CM2 et CE1-CE2 ont participé aux choix chromatiques et au marquage des dates tamponnées. Le résultat ? des murs pédagogiques, pop et clairement revendicatif qui, postent un message d’émancipation à tous.tes.

Et vous, quel mot ajouteriez-vous à la devise républicaine pour la rendre encore plus inclusive ?

Carole b. est une artiste plasticienne et street-artiste française. Spécialisée dans le pochoir et le collage, elle construit une œuvre engagée et minutieuse, centrée sur la mise en lumière de figures fortes, souvent féminines, qui ont contribué à faire évoluer nos sociétés.

Par ses portraits, Carole b. célèbre des femmes inspirantes issues de l’histoire, de la science, de l’art ou de la pop culture – de Joséphine Baker à Hedy Lamarr, en passant par Frida Kahlo ou Simone Veil. Mais son travail ne se limite pas à représenter : il décrypte, raconte, interpelle.

Chaque création est un tissage narratif, enrichi de références visuelles, de détails symboliques et de clins d’œil historiques. On y décèle des objets, des mots, des fragments d’archives ou de culture populaire qui invitent à redécouvrir ces figures historiques. Ainsi, ses œuvres deviennent des bribes d’histoire, des hommages vivants à la pluralité des engagements féminins.

C’est dans cette démarche que s’inscrit sa série de collages « Liberté, Égalité, Féminité », pensée comme une galerie de portraits en forme de timbres postaux. Apposés sur les murs de Paris ou de villes de province, ces visages agissent comme des messages à transmettre, des lettres ouvertes à la mémoire collective.

Carole b. conçoit chaque œuvre avec précision, superposant les couches comme on assemble les facettes d’une personnalité. Grâce au pochoir, à la découpe, au collage, elle révèle peu à peu la complexité de ses sujets, entre puissance et fragilité, discrétion et éclat.

En parallèle, l’artiste s’implique dans des actions de médiation culturelle, animant ateliers et rencontres autour de l’art urbain et de la place des femmes dans l’espace public.